Ce livre est touchant, l'histoire originale de ces deux personnages nous renvoie à la force de l'amitié dans notre monde actuel, pas toujours joli.Il tient en haleine le lecteur. Peu de mystère mais une fois ouvert il est difficile de s'arrêter de lire avant la dernière page. Des thèmes très grâves et pourtant, l'auteur arrive à mettre une grande légereté dans l'écriture pour emmener le lecteur à la rencontre de ses personnages sans perdre de vue le fil qui les lie les uns aux autres.
Mot de l'éditeur
Chicken street, c'est la rue principale de Kaboul... Dans cette rue vivaient deux juifs, les deux seuls juifs de Kaboul, qui se sont faits très discrets sous le régime des Talibans. Dans la réalité, ces deux juifs ont vraiment existé. Tout le reste, dans ce roman, appartient à la fiction...
Alfred et Simon. Le premier est "écrivain public", le second fabrique des chaussures. Ils sont bien obligés de se fréquenter pour les fêtes religieuses, mais ils s'insupportent l'un l'autre. Ils se détestent - avec beaucoup d'amour.
Quand s'ouvre ce roman, Alfred, l'écrivain public, confie à son ami Simon qu'il est fou d'amour pour une jeune Afghane, Naema, qui a été séduite et engrossée par un journaliste américain, Peter. Alfred est chargé d'écrire à ce Peter pour lui apprendre l'état de la jeune fille. Le tout se passe dans l'immédiat "après Taliban" mais dans un climat d'intolérance, de lapidation, d'antisémitisme...
L'intrigue oscille entre Kaboul et Manhattan, entre les désarrois de la jeune Naema et ceux de Peter, entre l'amour d'Alfred à la complicité de Simon. Ce roman baigne dans un climat de fable, d'humour, de sens du tragique. Du côté d'Isaac Bashevis Singer ou de Chaïm Potoch avec, en plus, une dose de Woody Allen à qui l'auteur fait dire à l'exergue de son roman : "Si Dieu a vraiment créé le monde, j'espère qu'il a une bonne excuse..."